Contrôle technique : guide des codes Natinf
Sommaire
Le contrôle technique est une étape cruciale pour garantir la sécurité routière et la protection de l'environnement. En France, la réglementation est stricte et le défaut de présentation d'un véhicule aux visites périodiques expose les propriétaires à des sanctions précises, identifiées par les codes Natinf.
Les obligations selon la catégorie de véhicule
Le maintien en circulation d'un véhicule sans contrôle technique périodique est une infraction classée comme contravention de classe 4. Les codes Natinf varient selon le type de véhicule :
- Véhicules légers (M1) : Concerne le transport de personnes avec un PTAC ≤ 3,5 tonnes (Natinf 12522).
- Véhicules de transport de marchandises (N1) : Concerne les utilitaires légers avec un PTAC ≤ 3,5 tonnes (Natinf 12523).
- Véhicules de catégorie L (2 roues, 3 roues et quadricycles) :
- Motos et deux-roues motorisés (L1, L3, L4) : Natinf 35613.
- Trois-roues motorisés (L2, L5) : Natinf 35614.
- Quadricycles à moteur (L6, L7) : Natinf 35615.
- Véhicules lourds et transport en commun :
- Véhicules de transport en commun de personnes : Natinf 12524.
- Poids lourds (PTAC > 3,5 tonnes) : Natinf 12525.
Le contrôle technique lors de la vente
Lors de la cession d'un véhicule de plus de 4 ans à un acheteur non professionnel, le vendeur a l'obligation de remettre le rapport de contrôle technique. Le non-respect de cette formalité est sanctionné par une contravention de classe 5 (Natinf 5678).
Obligations spécifiques pour les professionnels
Certaines professions sont soumises à des visites techniques plus rigoureuses pour garantir la sécurité des passagers ou du matériel :
- Taxis : Le maintien en circulation d'un taxi sans visite technique périodique est sanctionné par le code Natinf 22736.
- Transports sanitaires (Ambulances) : Ils doivent être à jour de leur visite technique (Natinf 22734).
- Auto-écoles : Les véhicules d'enseignement de la conduite circulant sans visite technique valable (autorisation préfectorale) sont en infraction (Natinf 22739).
- Dépanneuses : Les véhicules de dépannage ont également une obligation de visite technique valide (Natinf 22740).
- Petits trains routiers : Ils doivent satisfaire à des visites techniques initiales (Natinf 22742) et périodiques (Natinf 22743).
Refus et obstacles au contrôle
Le Code de la route prévoit des sanctions pour les conducteurs refusant de soumettre leur véhicule à des vérifications spécifiques :
- Niveau sonore et pollution : Refuser de présenter un véhicule léger (≤ 3,5 t) pour vérifier ses émissions polluantes ou son niveau sonore constitue une infraction (Natinf 6210). Cette règle s'applique aussi aux poids lourds (Natinf 21937) et aux véhicules de transport en commun (Natinf 21938).
- Conformité des cyclomoteurs : Le refus de présenter un cyclomoteur pour vérifier sa vitesse, sa cylindrée ou sa puissance est sanctionné par le Natinf 28029.
La réglementation des centres de contrôle technique
La loi encadre également l'activité des centres agréés. Le titulaire de l'agrément ou le contrôleur peut être verbalisé en cas de manquements professionnels :
- Locaux non conformes : Réaliser un contrôle dans des locaux servant aussi à la réparation ou au commerce de véhicules est interdit (Natinf 26117).
- Matériel et qualifications : L'utilisation d'équipements non conformes (Natinfs 26119 et 26120) ou l'exercice d'un contrôleur sans qualification spécifique pour certains véhicules (Natinfs 26121, 26122, 26522 et 26523) sont lourdement sanctionnés.
- Réalisation irrégulière : Un contrôle au contenu incomplet ou dont les modalités ne sont pas respectées est une faute (Natinfs 26123 et 26124). Il en va de même si les conclusions du contrôle ne sont pas correctement tirées ou si les formalités finales sont négligées (Natinfs 26125 et 26126).
- Véhicules de catégorie L : Des codes spécifiques existent désormais pour sanctionner les irrégularités de contrôle technique propres aux deux-roues, trois-roues et quadricycles (Natinfs 35576, 35577, 35578 et 35579).